le Val Gévaudan, une amicale active


C’est au pied du “Truc de la Fare”, dernier culot volcanique de l’Aubrac que se constitue en 1970, à l’initiative de Jean-Paul Mazot, l’amicale des Chiracois de Paris.

Pierre Ricadat en est le premier président jusqu’en 1976, où Jean-Paul Mazot reprend le flambeau de l’association qui devient l’amicale parisienne de Chirac-le Monastier. Premières activités (un rallye vélo, à l’époque les membres étaient jeunes et sportifs!) et parution en juin 1976 d’un bulletin de liaison, la Fare, toujours publié aujourd’hui avec le numéro 158.

Cette année-là, c’est le colonel Marceau Crespin, maire de Chirac, qui assure la présidence du banquet. Sous la houlette des présidentes successives, Mme Nogaret puis Mme Bélert soutenues par un bureau fidèle et efficace, l’amicale continue sa mission définie dans les statuts : entretenir des liens d’amitié entre les personnes résidant ou ayant résidé à Paris ou en zone francilienne ou ayant des attaches d’ordre familial, de sympathie ou culturel en Lozère, promouvoir sous toutes ses formes l’esprit amicaliste et le maintien des traditions.

En 1993, après 20 années de bons et loyaux services de l’amicale Chirac-Le Monastier, le président Jean-Paul Mazot ayant repris du service propose d’ouvrir les portes à de nouveaux visages, tous venus du sud-ouest de la Lozère, de la Canourgue à Marvejols, en traversant la vallée du Lot par Chanac et Barjac. C’est la naissance de “l’amicale du Val du Gévaudan” que j’ai l’honneur de présider actuellement accompagnée d’un bureau dynamique et dévoué .

Durant quelques années l’amicale va s’associer pour son banquet à l’amicale de Langogne puis à la Saint-Amanaise. Aujourd’hui, ayant repris son autonomie et malgré une augmentation incontestable de l’âge moyen de ses adhérents, en cette période où l’amicalisme perdure difficilement, le Val du Gévaudan garde enthousiasme et énergie pour insuffler à notre mouvement de nouvelles couleurs et une nouvelle dynamique et s’adapter au contexte actuel .

Chaque hiver un banquet a lieu autour d’un président ayant un lien fort avec notre département, par la culture (Président de la Société des Lettres), le patrimoine (délégué de Maisons Paysannes), le tourisme ou l’économie (gastronomie, artisanat, atelier Tufféry en 2020).

Lors du banquet 2019, le bureau a composé et chanté une chanson pour fêter les 10 ans d’exercice  de Michèle, comme  présidente de l’Amicale. Bien sûr, musique traditionnelle et folklore sont au rendez-vous pour danser une bourrée ou une valse accompagnés par nos amis à l’accordéon ou à la cabrette.

Une sortie pédestre est organisée au printemps à la découverte d’un quartier de Paris (visite guidée ou rallye découverte), suivie d’un repas convivial ; devant le succès obtenu, une sortie d’automne a  également été proposée depuis 2016, une occasion de se retrouver après la transhumance estivale.

Une façon aussi de redécouvrir notre capitale qui cache encore quelques surprises pour les curieux.

L’été, c’est dans notre chère Lozère, que nous aimons nous retrouver, tous les ans, la dernière semaine de juillet, celles et ceux qui sont venus se ressourcer quelque temps au bercail et les seniors qui désormais habitent sur place. Tôt le matin les plus courageux s’élancent sur les chemins avant de se retrouver autour de l’apéritif et du pique-nique traditionnels avec les non marcheurs. Le choix a été fait depuis quelques années d’entraîner nos amicalistes à la découverte de différents coins de Lozère toujours en y associant, si  possible, la mise en valeur d’une activité locale avec une petite halte dégustation, les fromages de brebis du Causse Méjean ou les chèvres de la Margeride ;  les bords du Tarn, de la collégiale de Quézac à l’usine d’embouteillage et jusqu’à Ispagnac et ses vignobles.

 

En marchant on est plus attentif  à  notre petit patrimoine, une croix, un ferradou, une fontaine, une ferme traditionnelle au toit de lauzes ou une jasse abandonnée. Découvrir les coins secrets de Marvejols avec un guide érudit et l’imprimerie des 2 Albert, aller au Born à la rencontre du peintre Galière, partager leurs souvenirs avec les anciens ouvriers de l’usine de Saint-Chély au musée de la métallurgie….Depuis plus de 10 ans, que de sentiers arpentés, de découvertes  et surtout que de moments de convivialité partagés.

Et maintenant, quel avenir pour l’amicalisme?  Comment se renouveler ?

Les moyens de communication actuels permettent des retours plus fréquents au pays ;  profitons-en pour échanger et  partager avec celles et ceux qui  tout au long de l’année font vivre la Lozère et n’oublions  pas de les remercier car ils nous permettent de retrouver nos villages rénovés et fleuris et nos campagnes cultivées. Ayant vécu et travaillé dans nos villes polluées, bruyantes, nous apprécions les grands espaces et la nature encore protégée de notre département d’origine, le chant matinal du coq ou les cloches des vaches sonnent toujours agréablement à nos oreilles ;  l’amicalisme a sans doute une place dans la protection de cette nature par des actions de soutien pour une agriculture mais aussi un tourisme “raisonnés”.

Mieux faire connaître les richesses de notre département et favoriser leur mise en valeur c’est ce à quoi s’attache le Val du Gévaudan à l’occasion de ses différentes manifestations.

Gardons à l’esprit cette citation de Marcus Garvey : « Un homme qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines ». Sachons saisir les opportunités de rassembler hier pour mieux accueillir demain, de relire le passé pour prendre les résolutions qui s’imposent,  joignons nos efforts pour concrétiser notre attachement infaillible à notre département.

Michèle Grégoire

avec l’aimable autorisation de Louis Païs

 

La présidente, Michèle Grégoire, remercie toutes celles et ceux qui par leurs photos, leurs conseils et leur soutien ont participé à la réalisation de  cet article.